André Campra (1660-1744), Nicolas Bernier (1664 ?-1734), Jean-François Dandrieu (1682-1738), François Couperin (1668-1733).

Dans le cadre de L’Inattendu festival à l’Opéra de Lille

Si c’est avec le grand motet, genre sacré par excellence du Grand Siècle, que Louis XIV affirme son pouvoir temporel et spirituel de monarque de droit divin, c’est le petit motet qui était joué lors de la messe quotidienne du roi, principalement au moment de l’élévation. Plus réduit en effectif instrumental et en durée que le grand, moins solennel, il ouvre dans la liturgie un espace plus intimiste et contemplatif.

Il devient la forme la plus pratiquée dans le cadre liturgique, dans les grandes institutions religieuses du royaume comme dans les églises plus modestes. De même que la cantate, le petit motet devient un concentré d’expressivité, à une époque où le discours musical se théâtralise et où la frontière entre sacré et profane se brouille. A la veille du 18e siècle, le petit motet constitue un terreau propice pour la mode italienne virtuose, incitant les musiciens à tenter, par-delà les querelles esthétiques parfois vives, une alliance des goûts.

Le Concert d’Astrée nous propose une sélection de petits motets où l’on voit s’élever et se transformer les tourments de l’âme en louanges et prières, à travers l’expression des sentiments et la contemplation.

Samuel Boden haute-contre
Enguerrand de Hys taille
Yoann Dubruque basse-taille

Le Concert d’Astrée
Yukihiro Koike, Christophe Robert violons
Olivier Benichou, Nicolas Flodrops flûtes traversières
Isabelle Saint-Yves viole de gambe
Orgue et direction musicale Benoît Hartoin

Jeudi 15 octobre – 20h
Opéra de Lille

Durée : + / – 1h

+ d’infos et réservations sur le site de l’Opéra de Lille