Rodelinda
Georg Friedrich Händel (1685-1759)

Opéra en trois actes (1725)
Livret Nicola Francesco Haym d’après Antonio Salvi et Pierre Corneille

Direction musicale Emmanuelle Haïm
Mise en scène Jean Bellorini
Collaborateur à la mise en scène Mathieu Coblentz
Décors Jean Bellorini, Veronique Chazal
Costumes Macha Makeieff
Lumieres Luc Muscillo
Assistants à la direction musicale, chefs de chants Benoit Hartoin, Elisabeth Geiger

Avec
Rodelinda Jeanine De Bique
Bertarido Tim Mead
Grimoaldo Benjamin Hulett
Eduige Avery Amereau
Unulfo Jakub Jósef Orlińsky
Garibaldo Andrea Mastroni

Orchestre du Concert d’Astrée

Nouvelle production de l’Opéra de Lille – Coproduction Théâtre de Caen

Théâtre de Caen
V
endredi 9 novembre 2018 – 20h
Dimanche 11 novembre 2018 – 17h

Opéra chanté en italien, surtitré en français
Durée : +/- 3h10, entracte compris

Créé en 1725 au King’s Theater de Londres puis oublié au cours du XIXe siècle, Rodelinda est le premier opéra de Händel à être joué au XXe siècle, participant au mouvement de redécouverte de la musique baroque.

Le premier acte s’ouvre sur la scène où Rodelinda, qui pleure la mort de son époux Bertarido, est demandée en mariage par Grimoaldo, l’ancien ennemi de son mari. C’est pourtant la main d’Edvige, sœur de Bertarido, qui avait été promise à Grimoaldo en cas de victoire. Le retour inopiné de Bertarido, dont la mort n’était qu’une feinte, contribue à compliquer une situation déjà passablement embrouillée…

Le sujet est tiré de la tragédie de Pierre Corneille Phertharite, roi des Lombards. Nicola Haym remanie le livret original et concentre l’action sur les souffrances et la fidélité, mais aussi la force de caractère de l’héroïne.

Après avoir dirigé à l’Opéra de Lille Tamerlano en 2004 puis Giulio Cesare en 2007, Emmanuelle Haïm à la baguette de son Concert d’Astrée se confronte à ce chef d’œuvre qui constitue le 3e volet de la trilogie héroïque haendelienne. Un opéra que celle qu’on surnomme Outre-Manche « The Ms. Dynamite of French baroque » avait déjà interprété au Festival de Glyndebourne en 2001.